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La valorisation du Real (R$) au Brésil.

Spécial Brésil.
Comment les grandes entreprises profitent de la valorisation du real (R$) pour prendre des parts de marché et améliorer leur compétitivité.

L’industrie brésilienne se plaint des effets nocifs d’un real fort qui, a priori, rend les exportations plus difficiles et compliquent le marché domestique des producteurs locaux. Toutefois, certains secteurs, qui dépendent des importations, surfent sur la vague du dollar à R$1,60 (début 2010 un US$ valait R$1,89). Les entreprises de ventes au détail de produits importés et les fabricants locaux, dépendants de fournisseurs étrangers, se félicitent de l’augmentation des recettes directement liées à la dévalorisation de la monnaie nord-américaine.

Une étude de la CNC (Confédération Nationale du Commerce) montre qu’en 2010 les ventes de produits importés ont augmenté de 23% ; une proportion trois fois supérieure que celle des produits nationaux (8% sur la même période). En 2011, à fin avril, cette augmentation est déjà de 27% en comparaison à la même période de l’année précédente.

La plus grande présence des produits importés dans les caddies est déjà visible. Dans le réseau de supermarchés Pao de Azucar (premier réseau de ventes au détail du Brésil), la réduction des prix, conséquence d’un dollar plus faible, a provoqué une augmentation de 30% de la part des produits importés dans le volume de facturation global.

En plus des traditionnels fromages français ou suisses, désormais, des variétés belges ou hollandaises, autrefois considérées trop chères, peuvent désormais être proposées aux consommateurs. L’importateur de vins Expand à d’ores et déjà enregistré une augmentation de 40% de la facturation sur les quatre premiers mois de l’année. Sur le segment des véhicules importés, l’augmentation est encore plus sensible. +18% en 2009, +22% l’année dernière et déjà +24% sur le premier semestre 2011.

Le real fort permet aux importateurs d’augmenter leurs ventes et de générer un flux de trésorerie supplémentaire qui sera alors réinvesti dans le pays, en développement des réseaux de distribution et en marketing notamment. L’exemple de Kia Motors est significatif : 6 nouvelles concessions sur les trois dernières semaines, 250 embauches supplémentaires et une augmentation des ventes de 60%.

L’industrie liée aux importations de composants électroniques réussi également à réduir les coûts et à augmenter ses recettes avec une politique de real fort. Samsung importe près de 80% de ses composants pour téléviseurs, ordinateurs portables, téléphones mobiles qui sont assemblés au Brésil. L’année dernière, quand le dollar est tombé à R$1,70, les ventes augmentèrent de près de 50%. Cette année la tendance est la même.

Le real fort bénéficie donc à une industrie en pleine modernisation favorisant l’importation des outils de production (+25% en 2010). Même si certains secteurs s’en plaignent, le bénéfice global sur l’économie est tangible et la tendance se confirme dans un pays en plein développement et désormais acteur incontournable d’une économie mondialisée.

Par Ricardo Allamelou le 8 juillet, 2011 dans Non classé

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